Dans un retournement surprenant, Tesla n’a enregistré aucune vente en janvier en Turquie, une donnée inhabituelle qui contraste avec le dynamisme croissant du marché automobile local. Alors que tant d’autres acteurs peinent à s’imposer dans ce pays, Elon Musk a fait de la Turquie un objectif incontournable. Ce jeune marché, encore en voie d’électrification, semble un terrain de jeu idéal pour l’avenir des voitures électriques, malgré un démarrage difficile.
Tesla et la Turquie : un marché en ébullition après un faux départ
Malgré le zéro pointé de janvier, la situation a rapidement changé : en juin, la Turquie s’est presque hissée au rang de troisième marché mondial pour Tesla. Plus de 7 200 véhicules ont été vendus, se rapprochant de la performance du Royaume-Uni. Un chiffre qui a réjoui les investisseurs dans une période marquée par des baisses de produits à l’échelle mondiale.
Des ventes boostées par une stratégie locale
Ce retournement de situation ne s’explique pas uniquement par des circonstances favorables. La version recentrée du Model Y, lancée spécifiquement pour cette région, a joué un rôle majeur. Avec un moteur unique de 160 kW, au lieu des 220 kW habituels, ce modèle a été conçu pour répondre aux besoins du marché turc, tout en bénéficiant d’une taxation moins sévère. Un prix compétitif sous 1,45 million de livres turques en a fait une option attractive pour les consommateurs, contrairement au modèle plus puissant, qui pourrait coûter jusqu’à 1,8 million de livres.
Une empreinte encore faible, mais une stratégie pertinente
Avec seulement quatre points de vente à Istanbul, Ankara et Izmir, Tesla doit encore se faire un nom en Turquie. Comparativement aux 33 points de vente au Royaume-Uni, l’enseigne américaine a encore du chemin à parcourir en termes de réseau et d’infrastructures. Cependant, la clientèle turque, bien que face à des défis économiques, semble déjà séduite. Les voitures électriques, par leur durabilité et leur impact réduit sur l’environnement, trouvent un écho dans le désir croissant pour les énergies renouvelables.
État du marché automobile en Turquie
Les analystes estiment que le marché turc pourrait servir de tremplin avant d’attaquer d’autres régions, comme la Russie, où la demande pourrait exploser. Le pays, qui ne fait face à aucune sanction des grandes puissances, intéresse de plus en plus les marques européennes. Des véhicules espérés peuvent être livrés via des importations parallèles, contournant des barrières commerciales classiques.
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Une concurrence accrue et des défis à relever
Pourtant, l’essor rapide de Tesla en Turquie n’est pas sans risques. La croissance du marché des voitures électriques dépend fortement d’une infrastructure de recharge en plein essor. La Turquie, encore en phase d’adoption des véhicules électriques, doit développer ses bases pour soutenir cette demande. Les attentes élevées d’Elon Musk, qui a su marquer sa présence avec des innovations marquantes comme le véhicule autonome, ajoutent une pression supplémentaire. Le défi sera de convaincre les consommateurs locaux lorsque d’autres acteurs, réactifs face à la popularité de Tesla, alignent leurs offres.
Conclusion sur l’avenir de Tesla en Turquie
L’avenir de Tesla en Turquie semble prometteur, mais le chemin reste parsemé d’embûches. La capacité de l’entreprise à innover en se rapprochant des besoins du marché et à s’adapter aux régulations locales sera cruciale. Le succès passera certainement par l’amélioration de l’accessibilité aux voitures électriques et le développement de l’infrastructure nécessaire à cette transformation.






