La fiabilité des véhicules autonomes de Tesla, en particulier de son service de Robotaxi, est mise en question après plusieurs incidents survenus à Austin, Texas. Malgré la présence de surveillants de sécurité, ces véhicules semblent multiplier les accidents, suscitant des préoccupations au sein de l’Agence nationale de la sécurité routière (NHTSA).
Des incidents préoccupants dès le lancement
Dès les premières semaines d’opération, Tesla a dû faire face à des rapports d’accidents impliquant son service de robotaxis. En juillet, le constructeur a enregistré trois collisions en une journée. Ces accidents ont eu lieu presque immédiatement après le passage du conducteur au poste de passager dans une tentative de démontrer la sécurité du système, qui se veut révolutionnaire.
Selon le rapport actualisé de la NHTSA, un nouvel accident a été signalé en septembre, impliquant un Tesla Model Y qui a percuté un objet fixe dans un parking. Cela soulève des questions non seulement sur le fonctionnement des véhicules mais aussi sur la capacité des dispositifs de sécurité à prévenir les incidents. En effet, la vitesse à laquelle ces accidents se produisent fait réfléchir quant à la véritable sécurité de tels systèmes.
Le rôle des surveillants de sécurité
Les surveillants de sécurité sont censés être des gardiens, prêts à interrompre l’opération si nécessaire. Cependant, aucune donnée officielle ne clarifie à quelle fréquence ces intervenants ont été appelés à agir lors des incidents. Cette absence d’informations pose la question des véritables capacités des systèmes de conduite autonome comme ceux de Tesla, qui sont souvent comparés à ceux de concurrents tels que Waymo ou Cruise.
Comparaison avec d’autres entreprises de véhicules autonomes
L’analogie avec d’autres acteurs du marché comme Waymo et Zoox, qui ont des antécédents d’opérations sans incidents majeurs, met en lumière l’inquiétude croissante autour de la stratégie adoptée par Tesla. Par exemple, Waymo a accumulé plus de 125 millions de kilomètres sans accident noté, tandis que Tesla, avec à peine 250,000 miles parcourus par ses robotaxis, rencontre déjà des difficultés.
Un point de comparaison souvent oublié est la transparence des informations fournies sur les incidents. Contrairement à Waymo et d’autres marques comme Baidu Apollo ou Nuro, Tesla a été critiquée pour la manière dont elle gère les données relatives à ses accidents, souvent en occultant des détails essentiels. Cette focalisation sur la confidentialité d’information pourrait semer le doute quant à la sécurité de ses véhicules autonomes.
Les enjeux futurs de Tesla et des robotaxis
Alors que le débat continue de faire rage autour de la sécurité des robotaxis de Tesla, il est essentiel de se poser la question de l’avenir de ce modèle. Les évolutions dans le secteur de la conduite autonome, portées par des acteurs comme DiDi Autonomous et EasyMile, pourraient aussi influencer les attentes du public et des régulateurs. Comment Tesla s’adaptera-t-elle pour répondre aux défis croissants dans un environnement où la sécurité est primordiale ?
Dans le contexte actuel, l’expansion de la flotte de robotaxis pourrait rencontra les mêmes obstacles que les modèles autonomes précédents si des mesures adéquates ne sont pas rapidement mises en place. L’évaluation des performances et des réactions face à des situations imprévues devra devenir une priorité pour le constructeur, afin de restaurer la confiance et d’assurer la sécurité sur les routes.






