La déception est palpable chez Martin Eberhard, co-fondateur de Tesla. L’annonce de l’annulation du programme de véhicules électriques à 25 000 $ par Elon Musk revient comme un coup dur pour ceux qui espéraient voir émerger une voiture abordable sur le marché. Au lieu de cela, la marque semble s’orienter vers des choix controversés, notamment un camion au design jugé peu engageant, comparé à une benne à ordures.
Une annulation qui suscite des interrogations
Depuis près de deux décennies, Elon Musk incarne Tesla, laissant souvent croire qu’il en est le véritable fondateur. Pourtant, c’est Martin Eberhard, accompagné de Marc Tarpenning, qui ont véritablement jeté les bases de l’entreprise. Au cœur de cette confusion, la lutte pour le titre de co-fondateur s’est soldée par un accord judiciaire, permettant à Musk de cohabiter ce titre aux côtés d’autres pionniers comme JB Straubel.
Les choix stratégiques d’Elon Musk
Dans une récente interview, Eberhard a exprimé sa frustration face aux décisions prises par Musk. Au lieu de développer un modèle économique d’entrée de gamme, Tesla privilégie des options qui semblent s’éloigner des besoins actuels, tournant le dos à cette promesse d’un véhicule électrique accessible à tous. « Je suis réellement déçu que Tesla ait annulé son programme de voiture à bas coût, car c’est ce dont le monde a besoin », a-t-il déclaré, mettant en avant l’importance d’un véhicule électrique adapté aux masses.
Les critiques sur le design du Cybertruck
Le design du Cybertruck, qualifié par Eberhard de « benne à ordures », illustre une nouvelle ère pour Tesla, celle où l’esthétique semble prendre le pas sur la fonctionnalité. Alors que la concurrence, notamment Ford et Chevrolet, lancent des modèles au goût du jour, Tesla choisit une approche audacieuse qui ne fait pas l’unanimité. Les entreprises comme Nissan, Volkswagen, Rivian, et Lucid Motors continuent de développer des designs plus conventionnels qui attirent une clientèle variée.
Une vision à long terme mise à mal
Initialement, la stratégie de Tesla incluait une série de véhicules qui devaient traverser le marché, du Roadster aux modèles plus accessibles comme le Model 3. Cependant, ce schéma s’est progressivement dilué avec les choix récents. Eberhard a suggéré que la dépendance croissante de Tesla envers des technologies comme le pilotage autonome a détourné l’attention de l’essentiel : fabriquer des véhicules pratiques et accessibles. En 2025, ce pivot stratégique pourrait avoir des impacts ressentis sur la part de marché de Tesla face à des acteurs solides comme Hyundai, BMW ou Audi.
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Conclusion : un avenir incertain pour Tesla
Les enjeux économiques et éthiques posés par l’évolution des choix stratégiques de Tesla soulèvent des doutes. La décision d’abandonner un modèle électrique bas de gamme pour un camion controversé pose la question de la direction future de l’entreprise. Les voix critiques, comme celle d’Eberhard, semblent faire écho à une préoccupation grandissante parmi les passionnés de technologie et les consommateurs qui espèrent voir quelque chose de plus durable et accessible. Il sera intéressant d’observer si Tesla parviendra à naviguer habilement entre l’innovation et les attentes des consommateurs.






