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La seconde édition de l’eRallye Monte-Carlo, qui s’est achevée hier au petit matin, a vu la victoire de Didier Malga et de sa copilote Anne Valérie Bonnel à bord de leur Tesla Model S. Cet équipage a su faire preuve de la plus grande régularité tout au long de l’épreuve car si cet eRallye dédié aux véhicules électriques et à hydrogène est une véritable compétition routière, c’est avant tout une épreuve de régularité sur laquelle les constructeurs ont l’occasion de démontrer, en conditions réelles, tout le potentiel technologique et avant-gardiste de leurs véhicules de nouvelle génération. Didier Malga et sa Tesla se sont imposés au terme d’un parcours conduisant les 38 équipages de Fontainebleau à Monte-Carlo pour se terminer par la fameuse Nuit du Turini qui fit la légende du Rallye de Monte-Carlo. Une dernière étape qui s’avéra une nouvelle fois décisive.

Des constructeurs bien représentés

Au départ de cette seconde édition donné mercredi dans le parc du château de Fontainebleau, les constructeurs phares de la mobilité électrique étaient particulièrement bien représentés puisque parmi les voitures engagées on trouvait des Renault Zoé, des Nissan Leaf, des Kia Soul, des Tesla Model S ou bien encore des Volkswagen e-Golf et des BMW i3 pour les modèles électriques, mais aussi trois types de voitures à pile à combustible, alimentés à l’hydrogène : Toyota Mirai, Hyundai IX35 et une Renault Kangoo transformée par les équipes de Symbio FCell. Après les vérifications techniques, les 38 véhicules avaient d’ailleurs 26 heures pour rejoindre le terme de la première étape situé à Onet-le-Château, une charmante bourgade aveyronnaise déjà dotée de la seule recharge d’hydrogène privée de France et qui s’apprête à inaugurer une centrale de production à hydrogène éco-responsable. Un parcours de 600 km sans contraintes, mais qui s’avéra semé d’embuches pour quelques concurrents.

De la régularité sur piste et sur route

Les choses sérieuses débutèrent véritablement le lendemain avec les premières Zones de Régularité proposées aux équipages à la fois sur piste et sur route. La première d’entre-elles avait en effet pour cadre le circuit de vitesse du Pôle Mécanique d’Alès. Un circuit dont le tour devait être effectué en exactement 2 minutes et 31 secondes. Un exercice de haute précision dont 6 équipages s’approchèrent du but, mais qu’un seul a atteint : Christian Grimaldi / Pierre Bonneau à bord d’une Tesla. Après la piste, la route sourit d’abord à la Toyota Mirai de Frédéric Mlynarczick et Christophe Marques qui remportèrent la ZR 2 entre Anduze et Saint-Hippolyte du Fort devant la Renault Zoé d’Inès Taittinger et Biche, celle-là même qui s’illustra dans le passé aux côtés de Jean-Claude Andruet. Lors de la ZR 3 entre Maussane-les-Alpilles et Eyguières, Didier Malga commença à pointer le bout de son nez et à prendre la tête du classement provisoire en devançant Piotr Moson sur BMW i3.

Une seconde étape indécise

Même si Didier Malga remporta également la ZR 5 entre Aups et Draguignan, il perdit la tête de l’épreuve lors de la ZR précédente disputée entre Trets et Peyrolles-en-Provence au profit de Fuzzy Kofler et de Franco Gaioni à bord de leur Tesla, deuxième de cette épreuve derrière la Nissan Leaf d’un autre équipage italien, celui de Nicola Ventura et Guido Guerrini. Si deux Tesla Model S occupaient la tête au terme de la cinquième Zone de Régularité, on retrouvait 7 constructeurs différents parmi les dix premiers du classement et leur lutte était encore très indécise avant la fameuse Nuit du Turini. Ce rêve de tout pilote auquel tous les concurrents pensaient fortement avant d’arriver une première fois en Principauté de Monaco sur le site du Chapiteau Fontvieille où ils purent découvrir un eVillage proposant aux visiteurs de nombreux volets de l’univers automobile électrique. Mais ils n’eurent guère le temps de souffler avant ce grand moment dont le départ fut donné à 21h00 par le Prince Albert II en personne.

Une nuit du Turini écourtée mais décisive

Même si elle fut écourtée suite à un incident sur la route de Lucéram qui obligea la Direction de Course à annuler la ZR 7 entre Peïra-Cava et Sospel, cette Nuit du Turini s’avéra une nouvelle fois décisive. La victoire finale se joua dans la ZR 6 entre Sospel et Peïra-Cava remportée par la Renault Zoé de Gilles Gard et Cyril More. En prenant la seconde place, Didier Malga et Anne Valérie Bonnel remportaient finalement cette seconde édition de l’eRallye Monte-Carlo avec une marge assez confortable sur la BMW i3 de Piotr Moson et la Toyota Mirai de Frédéric Mlynarczick. Pour les organisateurs, ce podium final composé de 3 marques différentes symbolise bien l’implication grandissante des constructeurs dans cette épreuve, tandis que la troisième place de la Toyota Mirai Hydrogène démontre le bien-fondé de cette technologie encore mal connue en France.

Article rédigé par nos confrères de l’AVEM.

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